Moroni et Téancum sur le front est

Bataille de Mulek

Alma 52:15–16

Moroni marche vers l’est pour aider Téancum, qui est chargé d’initier une attaque sur la ville de Mulek capturée.

Mais voici, il arriva, la vingt-septième année du règne des juges, que Téancum, sur l’ordre de Moroni — qui avait établi des armées pour protéger les régions frontières sud et ouest du pays, et avait commencé sa marche vers le pays d’Abondance, afin d’aider Téancum, avec ses hommes, à reprendre les villes qu’ils avaient perdues — et il arriva que Téancum avait reçu l’ordre de lancer une attaque contre la ville de Mulek et de la reprendre, si c’était possible.

Alma 52:17–18

Téancum détermine qu’une attaque sur La ville de Mulek serait irréalisable et décide d’attendre Moroni, qui arrive peu après.

Et il arriva que Téancum fit des préparatifs pour lancer une attaque contre la ville de Mulek et marcher avec son armée contre les Lamanites ; mais il vit qu’il était impossible d’avoir le dessus sur eux pendant qu’ils étaient dans leurs fortifications ; c’est pourquoi, il abandonna ses desseins et retourna à la ville d’Abondance pour attendre la venue de Moroni, afin de recevoir des renforts pour son armée.

Et il arriva que Moroni arriva avec son armée au pays d’Abondance, tout à la fin de la vingt-septième année du règne des juges sur le peuple de Néphi.

Alma 52:19–20

Moroni et Téancum essaient d’être diplomates dans leurs entreprises, ils demandent donc au commandant occupant de La ville de Mulek, Jacob, de venir les rencontrer sur un terrain neutre, mais Jacob refuse.

Et au commencement de la vingt-huitième année, Moroni, et Téancum, et un grand nombre de capitaines en chef tinrent un conseil de guerre pour savoir ce qu’ils feraient pour amener les Lamanites à sortir pour leur livrer bataille ; ou s’ils pouvaient trouver le moyen de les faire sortir, par la ruse, de leurs places fortes, afin d’obtenir l’avantage sur eux et de reprendre la ville de Mulek.

Et il arriva qu’ils envoyèrent des ambassades à l’armée des Lamanites, qui protégeait la ville de Mulek, à leur chef, dont le nom était Jacob, lui demandant de sortir avec ses armées les rencontrer dans les plaines entre les deux villes. Mais voici, Jacob, qui était Zoramite, ne voulut pas sortir avec son armée les rencontrer dans les plaines.

Alma 52:21–22

Selon le plan, Téancum prend ses hommes et les emmène vers le rivage de la mer, et Moroni emmène ses hommes dans le désert ; les espions de Jacob remarquent l’armée de Téancum et rapportent leurs observations.

Et il arriva que Moroni, n’ayant aucun espoir de les rencontrer sur un pied d’égalité, décida donc d’un plan pour leurrer les Lamanites et les faire sortir de leurs places fortes. C’est pourquoi, il commanda à Téancum de prendre un petit nombre d’hommes et de descendre près du bord de la mer ; et Moroni et son armée marchèrent dans le désert, la nuit, à l’ouest de la ville de Mulek ; et ainsi, le matin, lorsque les gardes des Lamanites eurent découvert Téancum, ils coururent le dire à Jacob, leur chef.

Alma 52:23

Les Lamanites commencent à poursuivre Téancum, qui se replie vers le rivage, en direction du nord.

Et il arriva que les armées des Lamanites marchèrent contre Téancum, pensant que, par leur nombre, ils pourraient avoir le dessus sur Téancum, à cause de la petitesse du nombre de ses hommes. Et lorsque Téancum vit les armées des Lamanites sortir contre lui, il commença à se retirer en descendant près du bord de la mer, vers le nord.

Alma 52:24–26

Alors que les Lamanites poursuivent Téancum, Moroni et ses hommes sortent des terres sauvages et conquièrent la ville de Mulek, tuant les quelques soldats qui avaient été laissés pour monter la garde.

Et il arriva que lorsque les Lamanites virent qu’il commençait à fuir, ils prirent courage et le poursuivirent avec vigueur. Et pendant que Téancum éloignait ainsi les Lamanites, qui le poursuivaient en vain, voici, Moroni commanda qu’une partie de son armée qui était avec lui entrât dans la ville et en prît possession.

Et c’est ce qu’ils firent, et ils tuèrent tous ceux qui avaient été laissés pour protéger la ville, oui, tous ceux qui ne voulurent pas livrer leurs armes de guerre. Et ainsi, Moroni avait pris possession de la ville de Mulek avec une partie de son armée, tandis qu’il marchait avec le reste pour rencontrer les Lamanites, lorsqu’ils reviendraient de leur poursuite de Téancum.

Alma 52:27

Téancum, toujours poursuivi par les Lamanites, continue d’avancer vers Abondance où l’armée de Léhi attend.

Et il arriva que les Lamanites poursuivirent Téancum jusqu’à ce qu’ils arrivent près de la ville d’Abondance, et à ce moment-là, ils rencontrèrent Léhi et une petite armée, qui avait été laissée pour protéger la ville d’Abondance.

Alma 52:28–29

Les Lamanites, craignant que Léhi n’atteigne La ville de Mulek, et ignorant que Moroni l’avait déjà occupée, battent en retraite et se hâtent de retourner vers La ville de Mulek.

Et alors, voici, lorsqu’ils virent Léhi venir contre eux avec son armée, les capitaines en chef des Lamanites s’enfuirent dans une grande confusion, craignant de ne pas parvenir à la ville de Mulek avant que Léhi ne les eût rattrapés ; car ils étaient fatigués à cause de leur marche, et les hommes de Léhi étaient frais. Or, les Lamanites ne savaient pas que Moroni était sur leurs arrières avec son armée ; et tout ce qu’ils craignaient, c’était Léhi et ses hommes.

Alma 52:30–32

Léhi poursuit les Lamanites jusqu’à ce qu’ils atteignent La ville de Mulek, où l’armée de Moroni attend ; Moroni commande à ses armées d’attaquer les Lamanites jusqu’à ce qu’ils se rendent.

Or, Léhi ne souhaitait pas les rattraper avant qu’ils eussent rencontré Moroni et son armée. Et il arriva qu’avant que les Lamanites ne fussent allés loin dans leur retraite, ils furent encerclés par les Néphites, par les hommes de Moroni d’un côté et les hommes de Léhi de l’autre, qui tous étaient frais et pleins de force ; mais les Lamanites étaient fatigués à cause de leur longue marche. Et Moroni commanda à ses hommes de tomber sur eux jusqu’à ce qu’ils eussent livré leurs armes de guerre.

Alma 52:33–34

Jacob, déterminé à reprendre la ville de Mulek, combat avec acharnement, mais les armées des Néphites tiennent bon.

Et il arriva que Jacob, qui était leur chef, et était aussi Zoramite, et avait un caractère indomptable, conduisit les Lamanites à la bataille avec une colère extrême contre Moroni. Moroni se trouvant sur leur chemin, Jacob était décidé à les tuer et à se frayer un chemin jusqu’à la ville de Mulek. Mais voici, Moroni et ses hommes étaient plus forts ; c’est pourquoi ils ne cédèrent pas devant les Lamanites.

Alma 52:35–36

Dans la bataille acharnée, Jacob est tué et Moroni est blessé, mais les Lamanites finissent par se rendre.

Et il arriva qu’ils combattirent de part et d’autre avec une furie extrême ; et il y eut beaucoup de tués des deux côtés ; oui, et Moroni fut blessé et Jacob fut tué. Et Léhi les pressait sur leurs arrières avec une telle furie avec ses hommes puissants, que les Lamanites à l’arrière déposèrent leurs armes de guerre ; et le reste d’entre eux, tout à fait dans la confusion, ne savait où aller ni où frapper.

Alma 52:37–38

Moroni dit aux Lamanites qu’il les épargnera s’ils rendent leurs armes.

Alors, Moroni, voyant leur confusion, leur dit : Si vous apportez vos armes de guerre et les déposez, voici, nous nous abstiendrons de verser votre sang.

Alma 52:38–40

Les chefs des Lamanites survivants abandonnent leurs armes, mais ceux des Lamanites qui ont refusé sont liés et emmenés en tant que prisonniers à Abondance.

Et il arriva que lorsque les Lamanites eurent entendu ces paroles, leurs capitaines en chef, tous ceux qui n’avaient pas été tués, s’avancèrent et jetèrent leurs armes de guerre aux pieds de Moroni, et commandèrent aussi à leurs hommes de faire de même. Mais voici, il y en eut beaucoup qui ne voulurent pas ; et ceux qui ne voulurent pas déposer leurs épées furent pris et liés, et leurs armes de guerre leur furent enlevées, et ils furent forcés de marcher avec leurs frères jusqu’au pays d’Abondance. Et maintenant, le nombre de prisonniers qui fut fait dépassait le nombre de ceux qui avaient été tués, oui, de ceux qui avaient été tués de part et d’autre.